Notes and thoughts Notes and thoughts

During my missions, projects, teaching and reading, I may have some thoughts and write them down. Here they are...

My posts My posts

(Sou)rire lors des projets et des cours ?

Voici 2 occasions qui m'ont été données cette semaine de lire à propos du "fun" en contexte professionnel :

  • "The project manager who smiled" de Peter Taylor
  • "Faut-il faire rire ses élèves ?" du magazine Sciences Humaines

"The project manager who smiled" est un livre écrit par Peter Taylor, professionnel de la gestion de projets, la mise en place de PMO, etc, et auteur de livres. "The lazy project manager" est à la fois le titre d'un de ses livres et le nom de son entreprise et site : thelazyprojectmanager.com.
Il a cherché à contribuer au bien-être des chefs de projet pendant le confinement en partageant gratuitement la version ebook de son livre "The project manager who smiled", que vous pouvez télécharger ici : https://projectmanagernews.com/news/the-project-manager-who-smiled/ ou ici https://www.girlsguidetopm.com/the-project-manager-who-smiled-free-ebook/
Il a aussi mené le projet de créer un livre collaboratif en 21 jours, "The projectless manager", disponible ici : https://www.amazon.fr/Projectless-Manager-Inspirational-Thoughts-Managers/dp/B088JQ36L7/, dont les revenus iront au NHS pour la lutte contre COVID-19. 56 personnes de 21 pays ont contribué. Je l'ai commandé il y a qques jours.
Peter présente ses idées de gestion de projet avec "fun" dans des webinars. J'ai assisté à celui organisé par le PMI le 20 Mai, "The Value of Fun in Projects", et de nouveau, j'y ai retrouvé l'idée que le bien-être créé via des soft skills comme l'humour est mesurable en terme de productivité augmentée : moins d'absentéisme, moins de turnover, plus d'implication. Rire ensemble permet de créer des liens, de réduire les tensions, de retrouver le moral, d'être plus créatif. Sans parler du leadership...

couverture the project manager who smiled

Par ailleurs, le dernier numéro de Sciences Humaines (celui de Juin 2020) inclut un court article "Faut-il faire rire ses élèves ?" faisant référence à une étude (méta-analyse) publiée en février 2020 dans la revue Educational Psychology. Ce que j'en retiens personnellement : il vaut mieux que les éléments humoristiques soient clairement différentiables du contenu "sérieux" du cours pour ne pas porter préjudice à l'apprentissage. Ensuite, je pense que tout est question de dosage, de mode d'utilisation et d'adaptation à  l'audience... Mais je trouverais triste de complètement s'en passer ! Les qualités données dans le cadre de la gestion de projet doivent bien s'appliquer aussi dans le cadre de cours : créer des liens (entre apprenants, entre apprenants et formateur), réduire les tensions, être plus créatif...

Alors, souriez !

Avoir envie de projet

Si quand on vous dit "gestion de projet" vous pensez à des choses à faire qui ne vous plaisent pas, rappelez-vous ce qu'est un projet.

Un projet n'est pas un ensemble de tâches : c'est un outil. L'outil qui vous permet d'obtenir ce que vous voulez avoir : visualisez-le. Un objet ? Un pont ? Un événement ? Une étude ? Un logiciel ? Une nouvelle organisation de votre service ? Ça peut être concret... ou pas.

Qu'est-ce qui vous donnera du plaisir quand vous l'aurez ? Qu'est-ce qui vous en rendra fier ? Sa taille, sa forme, ses finitions, le sourire des gens qui participent, les retours des lecteurs....? Vous les voyez, les ressentez ? Ce sont vos critères de succès.

Et votre projet, c'est juste l'outil qui vous amènera à ce succès. Pas si désagréable que ça, pas vrai ? :)

vision du projet

Empathies : en fait, il y en a 3 !

Convaincue de la valeur de l'empathie, et décidée à cultiver et exploiter (dans le sens positif du terme) cette qualité que je pensais posséder au moins un minimum, j'avais acheté le petit livre "Empathy" édité en 2017 par la Harvard Business Review Press. Il rassemble des articles publiés dans la Harvard Business Review, écrits par différents auteurs.

Le premier "chapitre" est de Daniel Goleman, associé dans mon esprit à ces énormes piles de livres parlant de EQ (Emotional Intelligence) que je visualise encore, dans mes souvenirs, au VIPS de Callao à Madrid où je vivais à l'époque de sa sortie (1995).

Dans ce texte, il définit la "triade de l'empathie", cad 3 sortes d'empathies, toutes trois nécessaires au "bon" leader.

Tout d'abord l'empathie cognitive : la capacité à comprendre le point de vue d'autrui ; elle permet au leader de s'exprimer de façon à être compris par les autres, en particulier ses équipes. Mais elle ne demande pas à ressentir ce que ressent l'autre, contrairement au sens qu'on a tendance à donner à l'empathie.

Ce sens, en fait c'est celui de l'empathie émotionnelle : la capacité à ressentir ce que ressent autrui. Cette empathie-là vient de la partie du cerveau qui nous permet de ressentir rapidement les choses, sans mener une réflexion approfondie ; comme une radio, elle nous permet de nous mettre sur la même longueur d'onde que nos interlocuteurs, et nous sert pour nous connecter avec un client, et bien comprendre ses attentes, ou en situation de mentoring.

Enfin, il y a la préoccupation empathique : la capacité à sentir ce que l'autre attend de moi. Proche de l'empathie émotionnelle, on l'attend chez le docteur, le parent ou le concubin. Et si possible chez son chef... Or il a été constaté que quand un professionnel grimpe l'échelle hiérarchique, il a tendance à s'éloigner, se détacher des autres, à perdre ses relations interpersonnelles : cette empathie est difficile à équilibrer entre le fait de ressentir ce que ressent l'autre (souffrance et besoin de compassion dans le cas d'un docteur et un patient, par exemple) jusqu'à s'y épuiser, et la posture de protection face à ces émotions jusqu'à perdre toute empathie.

Alors la "bonne empathie", ça s'apprend ?
Il faut développer notre capacité à pouvoir à la fois voir selon le point de vue d'autrui et se détacher de son ressenti pour ne pas "s'y perdre". C'est-à-dire être capable de passer d'une connexion coeur-à-coeur (empathie émotionnelle) à une connexion tête-à-coeur (empathie cognitive). La prise de conscience de ces différents types d'empathie est le premier pas vers leur contrôle...

Couverture live empathy

A ce jour, j'aborde à la marge cette notion d'empathie dans un module "Management et Leadership" de mon cours de "Gestion d'équipe projet", mais j'ai le sentiment que cela pourrait être développé dans des cours de management d'équipe au sens large. Pensez-vous que cela serait intéressant ? 
Vous pouvez contribuer à ma réflexion sur les cours que je donne en prenant 2 min, si vous ne l'avez pas déjà fait, pour répondre aux 5 questions de https://lnkd.in/d9rTATc. Merci !

Empathie

Voici un constat que j'ai lu et que je trouve très pertinent : les gens se font embaucher pour leur niveau d'expertise ("hard skills") et se font licencier pour un défaut de compétences interpersonnelles ("soft skills").

Cela reflète des difficultés de tous côtés : pour les entreprises, les managers, les chefs de projet, il est difficile de définir le "bon profil" puis d'identifier la "bonne personne".
Pour le professionnel, il est difficile d'apprendre et de vendre les compétences nécessaires et attendues : il lui faut maitriser et mettre en avant en entretien d'embauche son expertise technique ou métier. Mais il doit aussi se remettre régulièrement en question et cultiver à la fois l'expertise métier et technique demandée par son poste et les compétences transverses qui lui permettent de s'épanouir au sein de ses équipes.

C'est une évolution que j'ai moi-même constatée, que ce soit dans ma propre carrière ou dans l'intérêt porté par mes clients et mes élèves. 

Je suis ingénieure (dans l'informatique) et spécialisée dans la gestion de projet. Au cours des années j'ai appris à maitriser les méthodes, les techniques et les outils permettant de réaliser des projets informatiques. Je n'ai jamais fini d'apprendre, que ce soit sur l'aspect informatique ou l'aspect gestion de projet.

Mais ce qui me permet d'apporter de la valeur à mes clients, ce qui donne du sens aux concepts de gestion de projet à mes élèves, ce sont les soft skills : comment identifier les parties prenantes et leurs attentes par rapport à un projet, comment motiver les membres de l'équipe en sachant leur exprimer sa reconnaissance, comment comprendre les personnalités pour adapter son mode de communication à chacun, comment inspirer les autres... toujours dans l'optique d'être efficaces ensemble, productifs, afin d'atteindre les objectifs fixés.

Et la compétence qui ressort à mes yeux en terme d'importance au cours des années, c'est l'empathie, qui demande d'abord de l'écoute.

Photo by Mimi Thian on Unsplash

Et vous ? Avez-vous essayé de développer et valoriser vos soft skills ? Etes-vous prêt.e à essayer ?

Le cygne noir (1)

"In a world of Black Swans, the first step is understanding how much we will never understand" Wired, à propos du livre "The Black Swan" de Nassim Nicholas Taleb

The black swan cover

C'est un livre que j'avais acheté il y a des années de cela (Mars 2009 d'après mes notes sur la note découpée qui me sert de marque-page). Mais comme beaucoup d'autres, je l'avais à peine entamé, prise sur d'autres sujets. Avec la crise du COVID-19, il est souvent cité dans les articles de presse ou de blog. Je l'ai donc ressorti, décidée de tirer parti des analyses de Nassim Taleb sur ces événements qu'on ne peut prévoir. 
J'enseigne et je pratique la gestion de projets. Cela consiste principalement à planifier les activités qui nous permettent d'atteindre un objectif, de répondre à un besoin, par un système informatique par exemple. Cela demande d'anticiper les ressources nécessaires pour mener ces activités et leurs coûts, de planifier leurs tâches dans le temps, ainsi que les communications de tous types, entre autres. Mais aussi d'identifier les risques, menaces et opportunités, que l'on peut rencontrer au cours de ce projet. 
De plus en plus, il s'agit SURTOUT d'identifier et traiter ces risques. C'est ce que l'on nomme la gestion de projet PAR les risques, risk-driven project management. Cela prend tout son sens aujourd'hui. 
Mais tout chef de projet expérimenté que l'on puisse être, il faut rester humble : il y aura toujours des "unk-unk", les risques unknown-unknown, ceux que l'on ne peut identifier... les cygnes noirs. 

À suivre... 

Recent posts Recent posts

Rire permet de créer des liens, réduire les tensions, être plus créatif...
Le projet n'est qu'un outil au service d'une vision...
Daniel Goleman décrit 3 sortes d'empathie, à nous de les équilibrer !
Hard skills et Soft skills : quelle importance ?
Le cygne noir et les unk-unk...